Nous avons marché dans le pays des minorités du Sud de la Chine
La Chine, même pour le voyageur des temps modernes que nous sommes devenus, c'est un autre monde, une destination à part, une destination empreinte de mystères, un mélange confus de craintes et d'attraits.
15 heures de voyage et l'arrivée à Guangzhou (Canton) met déjà à mal quelques clichés. Ici la France est en retard, c'est la course aux dernières technologies, à l'hyper luxe, à l'élégance et à l'importation du bon goût occidental. Pour voyager en Chine, il faut se blinder peut-être encore plus qu'ailleurs et rester vigilant, la moindre démarche peut réserver des surprises. Après une prise de contact en douceur dans le confort des hôtels chinois, nous partons pour les régions des minorités, aux confins des provinces du Guangxi, du Hunan et du Guizhou. C’est là que paradoxalement une Chine millénaire a survécu au cataclysme de la révolution culturelle et qu’une masse laborieuse continu de s’épuiser pour survivre.
La rivière Li
Le départ d'une gare de bus chinoise est déjà une expérience, un étourdissement des sens, un mélange de modernisme dernier cri et de vestiges d’une autre époque, des billets à contrôle optique pour embarquer des canards en vrac... l'ancêtre chinoise ridée qui côtoie la jeune séductrice chinoise habillée court et dernier cri et quelques rares touristes téméraires qui essaient de trouver le bon bus.