Voici la deuxième série que la poste népalaise a consacré aux orchidées indigènes
(voir Himal n° 11).

Satyrium nepalense
Il s’agit d’une espèce terrestre qui rappelle beaucoup les Orchis que l’on trouve au printemps dans nos prairies. La tige, annuelle, naît à partir d’un bulbe souterrain et se termine par un épi de fleurs rose clair. Sa floraison s’échelonne de juillet à novembre. Elle se rencontre depuis les basses vallées jusqu’à plus de 4000 mètres tout au long de la chaîne himalayenne, du Cachemire jusqu’en Chine.
Dendrobium chrysanthum

C’est une épiphyte aux longues tiges pendantes qui portent à chaque nœud une petite inflorescence de 2 ou 3 fleurs. Celles-ci sont jaune d’or avec 2 grosses taches brun rouge de part et d’autre du labelle. Elle fleurit de juin à octobre dans les montagnes subtropicales (1300-1700m) depuis le centre du Népal jusqu’au Laos.
Dendrobium densiflorum
Epiphyte, comme il se doit pour un Dendrobium, formant des touffes de tiges rigides, épaisses. L’inflorescence en épi pendant, dense, peut avoir jusqu’à une trentaine de fleurs. Ces fleurs sont jaune vif avec des teintes orangées sur le labelle. Cette belle espèce se rencontre dans le centre et l’Est du Népal entre 900 et 2900 mètres d’altitude. Elle est répandue vers l’Est jusque dans le Nord de la Thaïlande.
Dendrobium heterocarpum
Ce Dendrobium se distingue des autres espèces du même genre présentées ici par ses fleurs blanches ou jaune pâles isolées ou par 2 ou 3 sur de courts pédoncules qui apparaissent, à la fin de la saison sèche (avril-mai) sur des tiges dont les feuilles sont tombées. Cette épiphyte fleurit dans les zones subtropicales, au Népal entre 1000 et 1400 mètres. Elle est largement répandue dans le Sud-Est asiatique depuis le Népal jusqu’aux Philippines.
Pelantheria insectifera
Ses tiges retombantes portent de courtes feuilles ovales entremêlées de racines aériennes. Les fleurs, petites, sont réunies par 2 ou 3 au niveau des nœuds, leur labelle rose tranche sur le vert-brun des autres pièces. Elle fleurit en Octobre-Décembre. Au Népal on la rencontre seulement dans l’est du pays, jusqu’à 1000 mètres d’altitude. De là sa répartition s’étend jusqu’à la Thaïlande.
Coelogyne ovalis
Petites plantes rampante sur les branches avec des pseudobulbes simples portant 2 feuilles d’entre lesquelles sort une inflorescence de 1 à 3 fleurs. Le labelle est orné de taches et de poils bruns sur un fond vert à vert jaune, couleur des autres pièces florales. Les sépales sont ovales aigus tandis que les pétales sont presque filiformes. Ces fleurs s’épanouissent de septembre à décembre. La plante est une endémique de l’Himalaya, du Nord-Ouest de l’Inde jusqu’au Bhoutan et au Sud-Est du Tibet où elle vit entre 1300 et 2100m.
Coelogyne cristata
Cette plante possède de petits pseudobulbes à 2 feuilles, regroupés en touffes denses, formant de véritables « jardins suspendus » dans les branches d’arbres. Les inflorescences naissent à la base des pseudobulbes et peuvent porter jusqu’à 10 fleurs blanches avec une tache jaune vif à la base du labelle. Elles s’épanouissent de février à avril. C’est, elle aussi, une endémique himalayenne, du Népal au Bhoutan entre 1400 et 2500 mètres d’altitude.
Phalaenopsis mannii
L’inflorescence naît d’entre les feuilles imbriquées en rosette. Elle est redressée et porte de nombreuses fleurs. Les pièces florales, d’aspect cireux, sont relativement étroites, tachées et rayées de brun rouge sur un fond jaune. Le labelle est plus pâle. La floraison s’échelonne d’avril à juin. Elle vit en épiphyte dans les forêts tropicale de l’Est du Népal (150-600m). Plus à l’Est, on la retrouve jusqu’au Viet-Nam.
Je tiens à remercier le Dr Mahesh Kumar Adhikari qui m’a fourni les documents philatéliques.
Guy Durrieu